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Impact des traitements complémentaires sur les symptômes liés à l'endométriose : une revue systématique avec méta-analyse

Par : Cerf, Mareva

Document archivé le : 27/09/2025 16:05

Introduction : L'endométriose est une maladie gynécologique chronique fréquente, touchant environ 10 % des femmes en âge de procréer. Elle peut entraîner des douleurs pelviennes, des dysménorrhées, des dyspareunies ainsi que des troubles digestifs ou urinaires, avec un impact important sur la qualité de vie. Face à l'efficacité parfois limitée et à la tolérance variable des traitements conventionnels, de nombreuses patientes se tournent vers des approches complémentaires non médicamenteuses, dont l'intérêt reste à préciser. Objectifs : Évaluer l'impact des traitements complémentaires sur les principaux symptômes liés à l'endométriose, à travers une revue systématique de la littérature avec méta-analyse Méthodes : Un protocole pré-enregistré (PROSPERO : CRD42023457510) a guidé la recherche dans PubMed, Embase et la Cochrane Library. Ont été inclus les essais contrôlés randomisés évaluant des interventions non hormonales, non chirurgicales et non médicamenteuses, comparées à un placebo ou à l'absence d'intervention. Les critères de jugement principaux incluaient la douleur pelvienne, la dysménorrhée, la dyspareunie et la qualité de vie. Les risques de biais ont été évalués via l'outil RoB2, et la certitude des preuves selon GRADE. Résultats : L'acupuncture a permis une réduction marquée de la dysménorrhée, avec un niveau de preuve modéré. Les thérapies physiques ont été associées à une amélioration de la douleur pelvienne et de la qualité de vie dans les domaines de la douleur et du sentiment de contrôle. Les interventions nutritionnelles ont également montré un effet favorable, avec un bénéfice pour la mélatonine sur la douleur pelvienne et la dysménorrhée, et pour les antioxydants sur la douleur pelvienne. Les résultats issus des synthèses descriptives suggèrent un intérêt potentiel des psychothérapies et des électrothérapies, bien que les données soient encore trop limitées pour conclure. La certitude globale des preuves reste faible à modérée, en raison notamment de l'hétérogénéité des interventions et des biais méthodologiques fréquents. Conclusion : Certaines approches complémentaires, notamment l'acupuncture, les thérapies physiques et les supplémentations ciblées comme la mélatonine ou les antioxydants, pourraient contribuer à soulager les symptômes liés à l'endométriose. Ces résultats, encore préliminaires, justifient la conduite de futurs essais de meilleure qualité, à plus long terme, afin de confirmer leur efficacité et de mieux définir leur place dans une prise en charge globale, pluridisciplinaire et personnalisée.

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