Université de Nantes
Archive du Service Commun de la Documentation

La permanence des soins en médecine générale : état des lieux en 2011 : le modèle de la Loire-Atlantique

Par : Herault, Christophe

Document archivé le : 01/02/2012

État des lieux: Au cours de ces dernières années, la presse nationale et régionale s'est fait l'écho des difficultés rencontrées par le dispositif de permanence des soins. Les médias, les politiques et la population en générale ont retranscrit le sentiment d'inquiétude diffus qui prévaut lorsque survient la nécessité de consulter un médecin hors des heures et des jours d'ouverture des cabinets libéraux. Ils ont aussi rendu compte de la relative désorganisation et des nombreuses disparités sur le territoire français. L'avenir de la permanence des soins pose problème. Difficultés rencontrées: Le vieillissement de la population médicale, les importantes inégalités de répartition des médecins, le rapport au travail des jeunes générations, la féminisation de la profession, le statut très confortable de médecin remplaçant, le fait que les gardes sont pour l'instant basées sur la mode du volontariat, l'inadéquation entre le numérus clausus de fin de première année de médecine et le démographie médicale pendant des années font que des changements doivent être effectués pour que l'égalité des territoires dans l'accès aux soins soit une exigence. Propositions: Des mesures parfois contraignantes sont probablement nécessaires pour couvrir la population en matière de soins de la manière la plus équitable possible. La création d'un numérus clausus à l'installation, rendre les gardes obligatoires, favoriser le regroupement des professionnels de santé qui agiront dans une prise en charge partagée pour prévenir, soigner, éduquer les malades et enseigner les étudiants font parti des propositions. Conclusion: La création des agences régionales de santé offre l'opportunité d'instituer une instance juridique chargée du pilotage stratégique du dispositif. Fondamentale pour la santé de la nation, la médecine de premier recours justifie que tous les efforts soient consentis pour sa revalorisation afin que tous les Français puissent recevoir des soins adaptés, même lorsque les portes des cabinets libéraux ce sont closes, et quel que soit leur lieu de vie. - 2011NANT141M


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