Apport potentiel de l’examen cyto-bactériologique, dans la prise en charge des infections respiratoire basses, en services de Médecine : étude rétrospective et prospective au CHU de Nantes

Par : Pineau, Samuel

Document archivé le : 21/09/2012

Les infections respiratoires basses (IRB) sont à l'origine de nombreuses hospitalisations. Elles font l'objet de plusieurs recommandations, mais la place de l'analyse bactériologique des sécrétions respiratoires n'y est pas claire. Si les prélèvements distaux, en contexte sévère, bénéficient d'un relatif consensus, l'ECBC, moins invasif, est considéré comme moins pertinent. Nous avons étudié dans quels contextes ces examens étaient demandés et leur impact réel sur la prise en charge des IRB, à travers l'analyse rétrospective de l'ensemble des analyses effectuées au CHU de Nantes, d'une part, et par l'étude prospective des ECBC prescrits dans les services de Médecine Polyvalente et de Pneumologie, d'autre part. L'ECBC était l'analyse la plus demandée, essentiellement dans les unités d'hospitalisation de court séjour de Médecine et de Pneumologie, et dans le cadre de suspicion de pneumonie aiguë et d'exacerbation de BPCO. Son taux de positivité en culture était significativement inférieur à celui des analyses de prélèvements invasifs distaux. Les facteurs associés à une meilleure positivité en culture étaient l'absence d'antibiothérapie au moment du prélèvement, l'existence de dilatations des bronches, la séropositivité pour le VIH, et la positivité de l'examen direct, surtout pour les bactéries à Gram négatif. Son impact sur la décision antibiotique n'excédait pas 3% des cas et il n'était considéré comme utile au prescripteur que dans ¼ des cas, ce qui en fait un examen au rendement médiocre. 12NANT033M


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