Iatrogénie du traitement du post-infarctus chez le sujet de plus de 70 ans

Par : Di Prizio Stéphane

Document archivé le : 15/01/2008

L'association B.A.S.I. (bêtabloquant antiagrégant inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IEC) statine) réduit de 75 % le risque de décès prématuré en post-infarctus. Néanmoins on observe un défaut de prescription dans les registres, notamment chez le sujet âgé. La iatrogénie est probablement l une des raisons. J ai réalisé une étude rétrospective observationnelle portant sur 101 patients de plus de 70 ans hospitalisés au CHU de Nantes pour syndrome coronarien aigu avec élévation du segment ST. Chacune des classes thérapeutiques est prescrite à plus de 85 % (si l on exclut les contre-indications). Les prescriptions se maintiennent avec le temps, avec néanmoins un report des IEC vers les antagonistes de l angiotensine II et de l aspirine vers le clopidogrel. Plus d un tiers des patients ont souffert d effets indésirables (35,6%) au cours de l étude ; 51 % en rapport avec les IEC et 29,3 % en rapport avec les bêtabloquant, beaucoup plus rarement avec l aspirine et les statines. Il s agit d effets secondaires majoritairement bénins (76%). Dans mon étude, le taux de prescription B.A.S.I. dans une population âgée est nettement plus élevé que ce qui a pu être observé dans les registres internationaux. Cette pratique entraîne des effets secondaires certes fréquents mais finalement rarement graves.


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