Le problème des IVG tardives en Polynésie française

Par : Rival, Priméla

Document archivé le : 07/02/2012

Objectifs : Il existe un taux important d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) tardives (entre 12 et 14 semaines d'aménorrhée) en Polynésie française. L'objet de cette recherche est d'explorer les raisons qui amènent les femmes polynésiennes à consulter tardivement pour leur demande d'IVG. Méthode : Les données sont issues d'un questionnaire rempli, sous la tutelle d'une sage femme, lors de la première consultation de demande d'IVG. L'enquête porte sur toutes les femmes s'étant présentées au Centre Hospitalier de Polynésie française à 11 semaines d'aménorrhée entre le 6 juillet 2010 et le 15 avril 2011, soit 48 patientes. Résultats : Les résultats montrent que ces femmes souffraient de précarité. Les moins de 20 ans représentaient 42% des individus, avec un niveau d'information et une utilisation moindre de la contraception que leurs ainées. Les problèmes logistiques d'éloignement entre les îles et de transport sur l'île de Tahiti retardaient l'accès à la première consultation de demande d'IVG. Les deux tiers des femmes interrogées n'avaient pas de couverture contraceptive et les autres en faisaient presque toutes un mésusage. Le retard de consultation était pour la plupart lié à une découverte tardive de la grossesse puisque les deux tiers des patientes mettaient une semaine ou moins à consulter à partir de la découverte de la grossesse. Conclusion : L'étude montre que le taux important d'IVG tardives est lié à de nombreux facteurs socioéconomiques. Ces résultats rendent compte de la nécessité d'une politique de prévention portant tant sur la contraception, l'information et l'éducation à la sexualité que sur la multiplication des centres médico-sociaux avec une meilleure prise en charge des patientes en leur sein. - 2011NANT146M


Fichier(s) associé(s) au document :
rivalMED11.pdf