Université de Nantes
Archive du Service Commun de la Documentation

Spécificité glycannique des souches de norovirus (NoVs) humaines et animales : apport pour l’évaluation du risque de tranmission inter-espèce

Par : Zakhour, Maha

Document archivé le : 13/03/2010

Les norovirus (NoVs) responsables de la majorité des gastroentérites virales se divisent en 7 génogroupes GI à GVII. Les génogroupes GI, GIV, GVI et GVII regroupent les souches humaines, le génogroupe GII les souches humaines et porcines et les génogroupes GIII et GV respectivement les souches bovines et murines. La fixation des NoVs humains sur les antigènes tissulaires de groupe sanguin (HBGAs) constitue la première étape de l’infection. Des NoVs porcins et bovins dont les séquences sont très voisines des séquences des NoVs humains ont été identifiés suggérant que ces animaux pourraient constituer un réservoir pour l’homme, d’autant que ces animaux présentent des HBGAs à la surface de leurs cellules épithéliales. En effet, il est admis que la présence de récepteurs partagés par différentes espèces augmente le risque de transmission inter-espèce, Nous nous sommes donc proposés d’étudier les récepteurs sur les cellules humaines, porcines, bovines et de l’huître, des NoVs humains GI.1 et GII.4, des NoV bovins GIII.2 et NoV porcins GII.11. Nous avons ainsi caractérisé l’expression des HBGAs le long du tube digestif des bovins, du porc et de l’huître, et étudié la fixation des NoVs humains et animaux sur les tissus de ces animaux. Nous avons caractérisé chez le bovin le ligand cellulaire du NoV GIII.2 aboutissant à la conclusion que l’homme ne peut être infecté par ce virus du fait de la perte totale de l’expression de ce ligand. Nous avons aussi démontré que certaines souches humaines peuvent trouver leur ligand chez le porc et le bovin soulignant la possibilité de co-infection de ces espèces qui pourraient être à l’origine de l’émergence de nouvelles souches zoonotiques. - 2009NANT28VS


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