Rôle du métabolisme de la cystéine dans la tolérance en transplantation et dans les réponses immunes de type Th1

Par : Vuillefroy de Silly, Romain

Document archivé le : 20/02/2012

L'induction de réponses immunogènes ou tolérogènes par les lymphocytes T dépend, en grande partie, du statut d'activation des cellules présentatrices d'antigènes (CPAs). Cependant, les facteurs contrôlant l'activation des CPAs ne sont pas tous connus, ni compris. Dans cette thèse, nous démontrons qu'un état de tolérance immunologique, après allotransplantation d'organes chez le rat, est associé à une diminution de l'expression de plusieurs enzymes impliquées dans le métabolisme de la cystéine dans le transplant, et plus particulièrement de la cystathionine-?-lyase (CSE). L'utilisation d'un inhibiteur pharmacologique de la CSE, la propargylglycine (PPG), a retardé le rejet de transplants de cœur allogéniques, et a inhibé l'apparition d'hypersensibilité de type IV, mais pas la réponse anticorps. L'effet biologique majeur de l'inhibition de la CSE était une répression de l'expression des transcrits d'IL-12p40, ce qui pouvait être reproduit in vitro sur des monocytes et des cellules dendritiques (DC). La répression de l'IL-12 induite par inhibition de la CSE n'était pas due à une modulation de l'activité de NF-?B, ou de la production de sulfure d'hydrogène, mais pourrait être médiée par une modulation du contenu intracellulaire de cystéine. Les niveaux de cystéine intracellulaires étaient contrôlés majoritairement par l'activité de la CSE, ainsi que par l'import extracellulaire de cystine via le transporteur Xc-. Nos résultats indiquent que la CSE joue un rôle important dans la régulation de l'IL-12 chez les monocytes et DC, et qu'elle est sous-exprimée dans la tolérance en transplantation, probablement en participant à la maintenance d'un état de tolérance. - 2011NANT13VS

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