Place du test au monoxyde d’azote au cours des épreuves de réversibilité de l’hypertension artérielle pulmonaire lors du bilan pré-greffe cardiaque

Par : Roy Giocosa, Julie

Document archivé le : 09/02/2010

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est un facteur prédictif indépendant de mortalité post-greffe cardiaque. Sa sévérité et sa réversibilité sont évaluées lors d'un cathétérisme cardiaque droit couplé à des tests pharmacologiques utilisant des traitements diurétiques, inotropes et vasodilatateurs. La place du monoxyde d'azote inhalé (NOi), vasodilatateur pulmonaire sélectif, n'est pas clairement définie au cours de ces tests chez les patients insuffisants cardiaques. Dans cette étude, nous avons évalué le nombre de patients dont les résistances pulmonaires (RAP) diminuaient d'au moins 25% après 15 minutes de NOi (120 ppm) puis après administration de traitements diurétiques, vasodilatateurs et inotropes. Vingt et un patients ont été inclus entre octobre 2008 et juillet 2009. Les pressions artérielles pulmonaires systoliques (PAPs) à l'état basal étaient de 53,7±14,2 mm Hg, les résistances artérielles pulmonaires (RAP) de 4,4±2,4 UW et le gradient transpulmonaire (GTP) de 14,5±6,2 mm Hg. Après NOi, les PAPs étaient de 53,9±9,2 mm Hg (p=ns), les RAP de 3,4±1,7 UW (p=0,01), et le GTP de 12,4±4,6 mm Hg (p=0,002). Après tests pharmacologiques, les PAPs étaient de 39,1 ±11,4 mm Hg (p<0,0001), les RAP de 2,4 ±1,6 UW (p< 0,0001) et le GTP de 9,5 ±5,9 mm Hg (p=0,0002). Une diminution de 25% des RAP a été atteinte chez 9 patients après NOi et pour 17 patients après les épreuves pharmacologiques, soit 38% supplémentaires par rapport au NOi. Le caractère irréversible de l'HTAP lors du bilan pré-greffe cardiaque ne peut pas être affirmé après un test au NOi seul mais requiert une évaluation combinant diurétiques, inotropes, vasodilatateurs systémiques et vasodilatateurs pulmonaires. - 2009NANT155M


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