Université de Nantes
Archive du Service Commun de la Documentation

Détermination par méthode in vitro de l'efficacité de différents systèmes photoprotecteurs (vêtements, verres, produits solaires)

Par : Ghazi, Sara

Document archivé le : 20/12/2011

Devant le problème de santé publique que constitue l'augmentation du nombre des cancers cutanés photo-induits, il nous a paru important de faire le point sur l'efficacité des différents systèmes photoprotecteurs à disposition. Les vêtements constituent le moyen le plus simple et le plus ancien de se protéger du soleil. Cependant la question du niveau de photoprotection atteint se pose. Qu'en est-il du niveau photoprotecteur de la garde-robe d'un adulte? d'un enfant? Comment est protégé l'enfant, qui les jours de congés, pratique un sport de plein air qui l'expose pendant plusieurs heures aux rayons du soleil? Nous avons souhaité répondre à ces questions en déterminant l'efficacité photoprotectrice des vêtements en utilisant une technique in vitro, la technique in vivo actuellement employée nous semblant peu éthique. La méthode qui consiste à irradier les échantillons et à déterminer le pourcentage de rayonnement transmis, permet de calculer un indicateur d'efficacité: l'UV-Protection Factor (ou UV-PF). Les valeurs d'UPF obtenus varient en fonction de la nature du tissu, de la couleur de celui-ci et de son épaisseur. L'intérêt de la superposition a été clairement mis en évidence. L'influence du lavage sur le niveau de photoprotection a été évaluée. L'adjonction de filtres UV dans les lessives ne nous parait pas pertinent dans la mesure où l'augmentation de l'effet photoprotecteur obtenue n'est pas supérieure à celle liée au simple rétrécissement du tissu dans le cas d'un T-shirt en coton. L'impact environnemental de l'utilisation massive de tels actifs dans les lessives serait certainement considérable et ne serait associé à un aucun effet bénéfique supplémentaire pour l'homme. L'étude de verres de lunettes a également permis de montrer qu'un effet photoprotecteur large nécessite l'association de différents facteurs: une nature de verre appropriée, une couleur et une épaisseur adéquate. Le souci des dermatologues étant de conseiller à leurs patients et en particulier aux plus jeunes, la meilleure crème solaire possible, nous nous sommes attachés à définir les critères d'une « bonne» crème solaire. Avant tout, il s'agit d'une crème pour laquelle la valeur de SPF (Sun Protection Factor) déterminée est en adéquation avec la valeur de SPF affichée. Il s'avère que toutes les crèmes du commerce ne remplissent pas cette condition. Nous avons, en effet, démontré que les crèmes biologiques ne renfermant que des filtres inorganiques (Ti02 et/ou ZnO) ne peuvent pas permettre d'atteindre de hauts niveaux de protection. Une bonne crème renferme donc un mélange de filtres organiques et inorganiques couvrant la plus large gamme de spectre UV et est exempt d'ingrédients type alcool. Ce travail nous a permis de quantifier l'efficacité de différents systèmes photoprotecteurs, qui sont complémentaires et doivent être, le plus souvent possible, utilisés de façon concomittante.


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