Réponse immune cellulaire et thérapie de l'infection par le VIH

Par : Pacheco Nieva, Yovana

Document archivé le : 28/02/2011

Pendant le traitement antirétroviral de l'infection par le VIH, différents cas d'échecs thérapeutiques peuvent survenir, dans ce travail nous nous sommes intéressés à deux aspects de cet échec: D'une part la grande variabilité du VIH permet au virus d'échapper aux médicaments antirétroviraux et peut être à l'origine d'un échec virologique. Il a été observé que plusieurs mutations de résistances sont localisées au sein des épitopes reconnus par les CTL, suggérant que la réponse immune peut avoir un effet sur les virus résistants. Afin d’étudier cette question, nous avons évalué, la réponse cytotoxique dirigée contre l’épitope RT181-189 chez 34 patients HLA-A2+ séropositif pour le VIH. Cet épitope comprend la mutation M184V, responsable de la résistance virale à la Lamivudine. Chez la majorité des patients en échec virologique sous Lamivudine la réponse contre cet épitope n'est pas présente alors qu'elle est fréquente chez les patients naïfs de traitement. Une étude détaillée sur les facteurs influençant le développement de la réponse à cet épitope a été effectuée. Par ailleurs, chez certains patients la reconstitution du compartiment CD4 n’est pas complète, il s'agit d'un échec immunologique. Dans ce cadre nous avons comparé les effets de trois cytokines (IL-2, IL-7, IL-15) et d'un agoniste de l'IL-15 RLI, sur les CD4+ et CD8+ des patients pour évaluer leur possible rôle thérapeutique dans la reconstitution de l'immunocompétence. Nos résultats montrent que la réponse proliférative des patients à l'IL-7 est préservée chez les patients VIH+ même chez ceux dont le taux de CD4 est faible. L'IL-15 et le RLI induisent une prolifération efficace de la population CD4 effecteur mémoire. - 2010NANT14VS

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