Physiopathologie des troubles du rythme et de la conduction cardiaques : nouvelles pistes

Par : Béziau, Delphine

Document archivé le : 08/03/2013

Les arythmies cardiaques sont responsables d'un million de cas de syncope et de mort subite cardiaque chaque année dans le monde. Pendant cette dernière décennie de nombreuses mutations de gènes codant pour des canaux ioniques ont été associées à différents syndromes cardiaques familiaux tels que le syndrome de Brugada (SBr) ou le syndrome du QT court (SQTC). Dans 25% des cas, le SBr est associé à des mutations du gène SCN5A, codant le canal Na+ Na, 1.5. Dans une famille atteinte de SBr, SQTC et/ou troubles de la conduction, nous avons identifié 2 mutations de SCN5A et de CACNA 1 C, codant pour le canal Ca2+ Ca, 1.2. Nous montrons expérimentalement que la perte de fonction du canal Cav 1.2-N300D est due à un défaut d'expression et, par modélisation du potentiel d'action cardiaque que le phénotype des patients peut être expliqué par leur génotype personnel. Dans une famille atteinte du SQTC, nous avons identifié des mutations de CACNA1C et du gène codant pour le transporteur de la carnitine OCTN2 suggérant un nouveau mécanisme moléculaire. Nous montrons que la perte de fonction du canal Ca, 1.2-A223P n'est pas causale mais qu'elle pourrait moduler la sévérité du phénotype. Enfin, nous avons identifié une nouvelle arythmie nommée "Multifocal Ectopie Purkinje- related Premature Contractions" associée à la mutation R222Q du canal Na, 1.5. Nous montrons que le gain de fonction du canal Na, 1.5 muté est à l'origine de l'atteinte tissu-spécifique et la mise au point d'un nouveau modèle multicellulaire informatique nous permet d'appréhender les anomalies électriques complexes rencontrées.. - 2012NANT13VS


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