Université de Nantes
Archive du Service Commun de la Documentation

Ostéosarcome, cellules souches mésenchymateuses, tissu adipeux : interactions dans des approches de reconstruction tissulaire

Par : Perrot, Pierre

Document archivé le : 14/03/2011

La réponse au traitement de référence de l'ostéosarcome (chimiothérapie et chirurgie) est insuffisante. Nous avons proposé d'utiliser les cellules souches mésenchymateuses (CSM) comme vecteur de molécules anti-résorption osseuse telles que l'ostéoprotégérine (OPG) ou le récepteur activateur de NF-kB (Rank) sous une forme soluble (Rank-Fc). Par leurs propriétés de différenciation vers la voie ostéoblastique, ces cellules pourraient également participer à la reconstruction du tissu osseux souvent dégradé près du site tumoral. Une des questions les plus controversées concerne le pouvoir inhibiteur ou stimulateur des CSM sur la croissance tumorale, qui semble variable selon l'origine des CSM utilisées, le site de la tumeur et le type de cellules tumorales employées. Concernant l'ostéosarcome, nos résultats montrent soit un effet pro-tumoral, soit un effet pro-métastatique. Les cellules d'origine mésenchymateuses semblent jouer un rôle central dans le microenvironnement des cellules tumorales. Elles pourraient être responsables des récidives locales tardives ou des évolutions métastatiques différées. Un cas clinique de récidive locale tardive d'ostéosarcome 13 ans après la pathologie initiale et 18 mois après lipomodelage de la région concernée a été observé au CHU de Nantes. L'injection de graisse autologue à proximité de cellules quiescentes potentiellement tumorales provoque une modification majeure du microenvironnement (apport d’adipocytes et d'Ad-CSM, sécrétant de multiples cytokines), ce qui conduit à se poser la question de l'innocuité du lipomodelage dans un contexte post-tumoral. - 2010NANT28VS


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