Université de Nantes
Archive du Service Commun de la Documentation

Parasitoses à risque de transmission materno-foetale

Par : Lardière Aurélie

Document archivé le : 14/12/2007

Le placenta, organe d'échange mais aussi barrière, possède une structure bien définie qui se met en place progressivement. Cependant ce rôle de barrière n'est pas efficace à 100 %. En effet, il a été décrit quelques cas de passage transplacentaire d'helminthes mais dans la majorité des cas, il s agit de protozoaires, le plus souvent sanguicoles. La toxoplasmose est de loin la parasitose congénitale la plus fréquente : cette pathologie est bien connue aujourd hui et des moyens préventifs, comme le dépistage sérologique, en France, de toutes les femmes enceintes a permis de réduire la fréquence et la gravité de cette maladie. Le paludisme congénital est, quant à lui, moins fréquent. La prévention, physique mais aussi chimique chez la femme enceinte est primordiale, autant pour les voyageuses que pour la population locale qui développe une immunité. Cette immunité, bien que relative, s avère d autant plus protectrice que le nombre de grossesses augmente. La trypanosomiase américaine congénitale est, en Amérique latine relativement fréquente. Cependant peu de traitements sont disponibles à l heure actuelle et la prévention occupe une place primordiale. Par contre, la trypanosomiase africaine congénitale est rare : seule une trentaine de cas à déjà été décrite. Ceci s explique par une stérilité provoquée par le parasite chez la femme enceinte ou par des avortements. Enfin, la leishmaniose viscérale congénitale semble exceptionnelle. Pour ces cinq parasitoses, le mécanisme de transmission transplacentaire est mal connu. Cependant, le diagnostic reste primordial, pour mettre en place un traitement que ce soit, chez la femme enceinte pour éviter le passage au foetus ou bien, chez le nouveau-né afin d éviter des complications pouvant être fatales.


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